Les anti-nucléaire battent campagne


Les anti-nucléaire battent campagne
Sur le marché d'Uzès le 22 mai.
Par Uzès News

L’Atomik Tour s’est arrêté sur le marché d’Uzès le 22 mai. Les militants opposés au projet d’enfouissement de déchets radioactifs à Bure parcourent la France pour interpeller la population.


“La France nucléaire vous l’aimez ?” Voilà l’accroche choisie par l’Atomik Tour pour lancer le débat dans les villes-étapes de sa campagne anti-nucléaire. Présents mercredi 22 mai sur le marché d’Uzès (ils étaient également à Remoulins le surlendemain), les militants venus de Bure (Meuse) veulent alerter la population sur les dangers de la production d’énergie nucléaire – leur ville a été retenue pour accueillir un centre de stockage de déchets radioactifs. Distribuant stickers militants et cartes de la France localisant le “danger permanent”, ils invitaient les passants à s’exprimer, à l’oral ou par écrit.
Des prises de position sont accrochées sur une corde à linge : “C’est pourri, si ça explose on meurt”, dit une feuille volante. “J’y tiens parce qu’il n’y a pas d’autre solution au niveau économique”, a écrit quelqu’un d’autre à côté. “Les gens qui interviennent dans les débats publics sur ce sujet sont déjà concernés par la question, nous voulons toucher la population qui ne s’est pas encore exprimée”, explique Angélique, une des militantes de l’Atomik Tour.

Une tournée des “grands projets inutiles et imposés”

Elle affirme que “dans les villes-étapes, en général 70% des personnes que nous rencontrons sont contre le nucléaire ; c’est un peu différent à proximité des installations nucléaires, où l’activité est facteur d’emploi”. Autre constat : “la population est peu informée sur les dangers de cette ressource énergétique et sur les protocoles à suivre en cas d’accident”.
Le groupe militant a été accueilli à Uzès par le Collectif pour la sauvegarde de l’Uzège, qui s’est battu contre la ZAC des Sablas. “Nous allons à la rencontre de ceux qui luttent contre “les grands projets inutiles et imposés”, dont font partie le centre de stockage de Bure, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Nous sommes aussi en lien avec les Gilets jaunes et le mouvement des Coquelicots”, explique Angélique, dont le mouvement pône “une remise en cause du modèle productiviste” et la transition vers la production d’énergies renouvelables.

Quentin Germain
Publié le 25/05/2019 à 16:30





Dans la même rubrique

Post Image

🔒 Plus de 2 000 frelons asiatiques piégés : la “courbe” inversée ?

Post Image

🔒 L’hôpital d’Uzès face aux défis du grand âge

Post Image

Hôpital : état de conscience minimal et religion

Post Image

🔒 Un projet de station hydroélectrique sur le Gardon

{"slide_show":"3","slide_scroll":"1","dots":"false","arrows":"true","autoplay":"true","autoplay_interval":"7000","speed":"300","loop":"true","design":"design-2"}