Équitation : un week-end dédié à l’endurance


Équitation : un week-end dédié à l’endurance
Une étude statistique a été commandée par l'Association du cheval arabe.
Par Uzès News

Jusqu’au dimanche 28 avril, les chevaux doivent parcourir des circuits de 20 à 120 km en pleine nature, au départ du Haras national. Nouveauté de ce “Printemps de l’endurance” organisé par la Société hippique d’Uzès : un “pointage” des chevaux arabes.

Les épreuves d’endurance ont commencé ce vendredi matin pour les chevaux présentés au Printemps de l’endurance : des parcours de 20 à 80 km sur des chemins balisés de l’Uzège pour mesurer les capacités des animaux dans la discipline – une compétition assortie de nombreux contrôles vétérinaires, pour limiter les risque d’excès physique des montures. Samedi 27 avril aura notamment lieu l’épreuve Amateur Élite (les départs ont lieu vers 7h du matin), et dimanche, 28, des compétitions internationales sont prévues. Le public peut accéder gratuitement au site du Haras pour observer les chevaux et assister aux remises de prix (en fin d’après-midi).

Les compétitions se tiennent sur trois jours.

Cette année des techniciens de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) proposent aux éleveurs de chevaux arabes de participer à une étude, commandée par l’Association du cheval arabe (ACA) : un “pointage”, nouvelle approche pour caractériser individuellement les animaux. Un par un, les chevaux sont examinés par des spécialistes : une observation descriptive d’abord, au pas puis au trot, et un relevé de mesures : largeur du poitrail, longueur de la hanche, du fémur, du tibia, l’angle entre la rotule et la pointe de la hanche…

Relevé de mesures morphologiques par un technicien de l’IFCE.

Croiser les données morphologiques et généalogiques

“Le pointage est différent d’un jugement, qui donne une vision synthétique des performances de l’animal”, explique Bernard Dumont Saint-Priest, de l’IFCE. Ici les différentes parties du corps sont regardées dans le détail et mesurées. “Ensuite un recoupement avec les éléments généalogiques de chacun sera fait”, précise le technicien qui parle d’une “zootechnie appliquée au cheval”, comme cela se pratique chez les bovins.
Le but est de créer un nouvel “outil de croisement raisonné” à destination des éleveurs. Une centaine de chevaux sont passés entre les mains des techniciens de l’IFCE ce vendredi matin. “Pour établir des indices génétiques basés sur des statistiques, il faut les relevés de 1 000 chevaux au moins”, selon Bernard Dumont Saint-Priest. Il fait remarquer que les caractéristiques d’un cheval ont une héritabilité variable : son aplomb doit beaucoup aux qualités du maréchal-ferrant, par exemple. Les propriétaires des chevaux examinés doivent recevoir les résultats de l’examen – la “restitution phénotypique”. Et l’agrégation de toutes les données doit servir à établir un nouveau référentiel – qui intéressera peut-être les acheteurs si un lien avec les performances sportives des chevaux est établi à l’issue de cette étude.


Quentin Germain
Publié le 26/04/2019 à 17:35

Dans la même rubrique

Post Image

Boxe : 3 nouvelles victoires pour Uzès

Post Image

Rugby : les M14 victorieux à Béziers

Post Image

La saison taurine a commencé

Post Image

🔒 Foot : 3-0 pour Uzès, le maintien assuré

{"slide_show":"3","slide_scroll":"1","dots":"false","arrows":"true","autoplay":"true","autoplay_interval":"7000","speed":"300","loop":"true","design":"design-2"}