Département. Ressource en eau



Par Uzès News

Communiqué de presse du 1er juillet 2019. Département du Gard.

En lançant une réflexion sur la ressource en eau, le Gard prépare son territoire aux enjeux du changement climatique.

En cette période de canicule exceptionnelle et précoce, la réflexion lancée par le Département du Gard sur la ressource en eau est particulièrement d’actualité.

Quelles solutions mettre en place pour préserver durablement nos réserves d’eau face aux périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes, à l’afflux de population et aux besoins du secteur économique, notamment de l’agriculture ?”

Pour répondre à ces questions essentielles pour l’avenir, le Département a confié une étude prospective à BRL Ingenierie, qui sera enrichie par l’expertise des citoyens. Trois réunions de concertation se sont déroulées, les 17, 19 et 25 juin sur trois secteurs emblématiques gardois : les Garrigues, les Cévennes, la Camargue et le couloir rhodanien. L’objectif était de bien appréhender les diverses problématiques de la ressource en eau en fonction des spécificités des territoires.

Le Gard, de plus en plus chaud

De 1958 à 2008, la température dans le Gard a augmenté de 1,2° en moyenne avec des disparités. Paradoxalement, c’est dans les Cévennes que l’augmentation est la plus forte (+ 1,6°) alors qu’il n’est que de 0,7° sur le secteur Camargue. Elle pourrait en 2019 passer à + 1,5°. Quel que soit le scénario, la température pourrait augmenter de 3,6 à 5° d’ici la fin du siècle. Les conséquences sont multiples et vitales.

Le risque d’un déficit chronique de la ressource en eau est particulièrement prégnant. Depuis les années 2000, le département a connu des sécheresses sévères comme celles de 2003 et 2005. L’année 2017, avec 200 jours de classement en alerte sécheresse, dont 69 jours en niveau de crise, est devenue la nouvelle référence en matière de statistiques météorologiques pour la durée et la faiblesse du niveau pluviométrique. L’année 2019 sera-t-elle pire ?

Le Gard, de plus en plus peuplé

Quant à la démographie, on prévoit + 160 000 Gardois d’ici 2050 et donc des besoins accrus. Avec un sol de plus en plus sec, une évaporation importante, des précipitations qui diminuent en période estivale, les arrosages deviennent essentiels, notamment en agriculture, ce qui a un impact notable sur la ressource. On note déjà une baisse des niveaux sur certaines nappes souterraines.

À la fin du siècle, les années moyennes correspondront aux années extrêmes d’aujourd’hui.

C’est pour anticiper et trouver les solutions les plus adéquates que le Département du Gard, de manière volontariste, lance cette étude sur la ressource en eau brute multi-usages qui intègre les consommations humaines et industrielles en complément des besoins agricoles. A la fin de l’année, les conclusions de l’étude permettront de mettre en œuvre les solutions les plus adaptées et les transformations indispensables pour donner un futur vivable à tous les Gardois.


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